Le bruit, parlons-en !

  • La propagation des sons

Les sons proviennent de la transmission d’une vibration transportée par les molécules d’air.

On peut prendre l’exemple d’une pierre jetée dans l’eau, l’onde se propage à la surface de l’eau, il n’y a pas de déplacement de matière, c’est l’onde qui se déplace sur l’eau.

 

  • Bruit ou son ?

La différence est purement subjective. Le son devient un bruit pour une personne X lorsque celui-ci est perçu comme dérangeant. Un son n’a pas besoin d’être très fort pour être un « bruit ».

Par exemple, un chien qui aboie est classé comme un bruit parce qu’il est considéré comme désagréable.

 

Le bruit peut venir de différentes sources : moteurs, souffleries, presses, scieuses... mais il se transmet aussi de plusieurs façons : sol, cloison, tuyauterie, plafonds... il faut savoir qu'il se propage différemment en fonction des matériaux qu'il utilise comme support.

 

  • Dans l'air (les molécules sont éloignées) 340 mètres/seconde
  • Dans l'eau (les molécules sont plus proches) 1500 mètres/seconde
  • Dans l'acier (les molécules sont très proches) 5000 mètres/seconde

 

  • Caractéristique du son

L’onde sonore détectée par l’oreille peut se caractériser comme ceci :

- Volume : C’est l’amplitude du niveau de pression acoustique

- Fréquence : Grave ou aigüe, elle est déterminée par le nombre de battements par seconde.

Plus le son est aigu, plus la fréquence est élevée.

L’oreille humaine est capable de percevoir des fréquences de 20 Hz à 20 000 Hz, les fréquences de la voix parlée sont comprises entre 250 et 3500 Hz.

- Durée : C’est le temps que dure le son, celle-ci peut se caractériser par son origine (ex : bruit impulsionnel). Les sons sont mesurés par leur intensité en Décibel (dB) et leur fréquence en Hertz (Hz)

 

  • Le dB

Notre oreille est plus sensible aux moyennes fréquences qu’aux basses et aux hautes, pour tenir compte de ce comportement physiologique, les instruments de mesure sont équipés d’un filtre de « pondération A ».

Pour les mesures de notre audition on utilise le décibel avec la courbe de pondération A (dB(A)).

Pour une oreille normale, le seuil d’audition est de 0 dB(A) à 1 000 Hz. Le seuil d’inconfort auditif est environ 90 dB(A) et le seuil de douleur est fixé à 115 dB(A).

 

  • Les 3 fonctions de l’oreille

1. Capter

L’onde sonore arrive sur le pavillon de l’oreille jusqu’au tympan. La forme du pavillon amplifie naturellement les sons dans les fréquences aigües, c’est l’effet Etymotic.

2. Transmettre

Le tympan met en mouvement le marteau, l’enclume et l’étrier.

On appelle ceci la chaîne ossiculaire. Cette fonction de transfert correspond à l’ajustement de la différence entre la propagation du son dans l’eau et dans l’air.

3. Coder

Les vibrations sont transformées en signaux électriques par l’organe du Corti et acheminées au cerveau. La cochlée est remplie de liquide et est appelée aussi « limaçon » car elle est entourée sur elle-même de deux spires et demi. En 20 millièmes de seconde, le son qui arrive dans l’oreille est traduit en sensations par le cerveau.

 

La chaine ossiculaire est maintenue par des muscles, si les sons reçus par le tympan sont trop forts, notre oreille se protège par le réflex stapédien qui consiste à durcir les muscles. La transmission des sons est alors freinée vers la cochlée. Cette protection est efficace pour des temps courts d’exposition. Ensuite, les muscles finissent par fatiguer et laisser ensuite passer toutes les vibrations nocives à votre audition, provoquant des lésions irréversibles.

 

  • Les cellules ciliées

Ce sont les cellules de l’audition, elles transforment les mouvements et vibrations en signaux transmis vers le cerveau.

Elles sont fragiles et irremplaçables, notre capital à la naissance est de 20 000 cellules. Chaque groupe de cellules s’occupe d’un groupe de fréquences à transmettre au cerveau, les cellules des fréquences aigües (hautes) à l’entrée du limaçon et les cellules des fréquences graves (basses) à l’intérieur du limaçon.

 

Les cellules ne transmettent pas les sons de façon linéaire mais d’un façon quasi logarithmique. C’est une formidable capacité qui nous permet d’entendre le bruissement des feuilles mais aussi de supporter le claquement du tonnerre. L’énergie reçue a alors été multipliée par plus de 4 millions.

La pression acoustique se mesure en Pascal et nous devrions écrire des chiffres de 0,000001 à 100 Pascals pour noter l’intensité des sons. C’est aussi la raison pour avoir choisi une unité de mesure logarithmique pour réduire le nombre de zéro : le décibel.

 

Les cellules ciliées sont très sensibles, une oreille normale est capable de détecter une variation de niveau sonore de 1 dB qui correspond environ à une augmentation du bruit de 12 %.

Bruit au Travail

En cliquant sur ce lien, vous pourrez feuilleter notre livret "Bruit au Travail". Vous y trouverez de précieuses informations sur la nécessité de se protéger du bruit dans les circonstances de travail exposé.

Cellules ciliées dans l'organe de Corti

Cellules ciliées dans l'organe de Corti